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    Le dirigeable MC 500

    Le dirigeable MC 500 est un dirigeable « plus lourd que l’air » qui, comme l’aile d’un avion, acquiert de la portance par la poussée verticale (vectorielle) de ses moteurs durant les phases de décollage et d’atterrissage et par sa vitesse d’avancement durant les vols de croisière.
    Le MC 500 de Dirisoft Recherche est destiné aux chercheurs afin de valider les systèmes et sous-systèmes que les générations précédentes de dirigeables du réseau ont développé. Il constitue également le « modèle réduit » de tests et validation du futur ballon dirigeable Paris Région.

    Parmi les innovations introduites dans le MC 500, figurent une pile à combustible plus puissante, une construction semi-rigide à deux (!) poutres non reliées, un système de commande et contrôle à 6 axes interpolés, ainsi qu’une interface homme-machine au design révolutionnaire.
    Il est alimenté par une pile à combustible de 20kW et il comporte des batteries pour le boost de décollage et d'atterrissage. Il incorpore également des panneaux solaires pour l’alimentation des systèmes annexes.

    Deux phases sont à prendre en considération : la phase de décollage et d’atterrissage et la phase de vol dynamique. Durant la première phase, deux phénomènes entrent en jeu : l’aérostatique due au poids du volume déplacé et la puissance vectorielle des moteurs, orientée vers le haut si le ballon est lourd ou vers le bas si le ballon est léger. Il s'agit de jouer sur l’orientation à plus ou moins 30 degrés autour de l'axe d’équilibre pour stabiliser et déplacer latéralement ou longitudinalement le ballon à petite vitesse et le garder face au vent.
    Le décollage se fait par une prise d’altitude, puis par la rotation lente des moteurs vers l’avant. Le ballon accélère et passe en phase de vol dynamique, où les moteurs sont fixés vers l’avant : le pilotage s’opère en jouant sur l’orientation conjointe et différentielle des gouvernes de profondeur / gauchissement et sur les deux gouvernes de direction. La sustentation aérodynamique intervient dès que l'aérostat atteint la vitesse de 5 à 7 m/s.
    L’atterrissage se fait par une prise de terrain classique. Il s'agit d'arrondir sans toucher le sol, les moteurs placés à la verticale : le déplacement s'effectue en « taxi » sans toucher le sol jusqu’au point d’arrêt. Soit le point d’arrêt est muni d’un système d’arrimage automatique, soit une équipe au sol est nécessaire.